Travailler aux Etats-Unis quand on est Français (ou d’une autre nationalité), c’est développer son expérience professionnelle dans une culture très différente. La culture américaine n’est pas radicalement différente de la culture française, mais certains éléments méritent un arrêt sur image. Et il y a des différences très positives, et d’autres qui le sont moins… Au programme dans cet article, on va parler flexibilité au travail, de pause déjeuner, de vacances et de positive attitude. C’est parti !

1. Beaucoup plus de flexibilité au travail (le télétravail)

En France, avant le confinement dû au COVID-19, le télétravail n’était pas une pratique courante dans la culture des entreprises françaises. Aux Etats-Unis, ça l’est beaucoup plus. Pourquoi cela ?

Le “commute” (trajet quotidien pour aller à son travail) est souvent beaucoup plus long et galère qu’en France. Selon la ville dans laquelle vous habitez, soit les transports en commun sont développés et ils sont bondés, soit il ne le sont pas et c’est le trajet en voiture qui prime avec son lot d’embouteillages matins et soirs. Les américains passent beaucoup de temps dans leur voiture, mais c’est toujours un temps perdu à ne pas travailler, sauf en meetings.

Pareil pour aller chez le docteur ou le dentiste (pour soi ou accompagner un membre de sa famille). Vu qu’il y a très peu de jours off (on va y revenir plus bas), on autorise souvent à travailler à la maison pour éviter de perdre trop de temps sur sa journée de travail.

Et donc le télétravail est une pratique très courante aux Etats-Unis avec souvent quelques jours de travail à la maison chaque semaine pour tous les employés ou presque. Evidemment quand votre job le permet. Le télétravail est impossible dans la restauration par exemple, cela va sans dire.

2. Être plus disponible sur son temps personnel

En revanche, il faut être disponible beaucoup plus le soir ou le weekend. Cela ne veut pas dire qu’on travaille tout le temps. Mais on travaille plus souvent le soir ou le weekend selon les besoins mais aussi votre position dans la hiérarchie, et donc il faut souvent accepter d’être disponible sur son temps personnel. Ça fait partie du job.

 Le travail définit l’identité profonde des Américains, donc ça ne les gêne pas en règle générale.

3. La positive attitude

Tout est super génial quand on travaille aux USA ! « Fantastic », « awesome », « amazing ». Les Américains utilisent souvent beaucoup de superlatifs pour encourager les employés. Ces encouragements débutent dès la petite école. C’est très agréable à entendre même si quelques fois ça peut être un peu « too much » et mettre mal à l’aise. En tant que Français, on n’a pas vraiment l’habitude !

En France, si on te dit “pas mal” ou “bon boulot” c’est souvent le bout du monde, car tout est implicite autant dans les mots que dans les actes. Il faut savoir lire entre les lignes. Mais on n’hésitera pas à te dire quand ça ne va pas.

4. Une confiance presque instantanée

Aux Etats-Unis, on vous embauche pour votre expertise. Et très vite, on vous laisse gérer vos projets à votre façon, sans trop de micro-management. Tant que le job est fait, vous aurez la liberté de gérer.

5. Se faire virer du jour au lendemain

Mais cette liberté au travail a aussi un prix : celui de se faire virer sans préavis, du jour au lendemain. Il n’y a pas vraiment de préavis, pas comme en France. Et vu qu’on est payé toutes les deux semaines, les préavis est de deux semaines aussi. Mais en pratique, c’est du jour au lendemain.

L’avantage, c’est que ça marche dans les deux sens ! Cela permet d’avoir la liberté de changer de job comme de chemise. Ne pas venir travailler et abandonner son poste en envoyant un simple email est assez fréquent.

6. La pause déjeuner

Quelle pause déjeuner ? En France, la pause dej, c’est sacré. Prendre une heure et sortir manger en équipe, ça fait du bien pour s’aérer la tête et penser à autre chose. C’est même obligatoire.

Aux USA, le déjeuner se fait seul ou en équipe devant son écran à manger un sandwich ou une salade. Il est très rare de prendre une vraie pause, sauf peut-être le vendredi, journée un peu plus calme, sorte de pré weekend.

7. Les vacances

En France, on a beaucoup de vacances : 5 semaines de congés payés, avec en plus les RTT, plus les potentiels arrêts maladie si besoin.

Aux Etats-Unis, deux semaines de vacances, c’est la moyenne dans une entreprise « normale ». Certains jobs n’en ont tout simplement pas, comme les jobs payés à l’heure du genre serveurs, vendeurs. Mais certaines entreprises, comme Netflix, proposent l’opposé : des vacances à volonté ! Mais c’est plus de la théorie et un moyen marketing des ressources humaines pour attirer les talents. Car en pratique, les vacances à volonté se traduisent par un peu plus que deux semaines, mais pas beaucoup plus. Sinon c’est la porte !

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